Maris - Patria - Altera

Remblayage anarchique : Amadou Koné visite la baie de Biétry et échange avec la chefferie du village d’Abia Abebty

Remblayage anarchique : Amadou Koné visite la baie de Biétry et échange avec la chefferie du village d’Abia Abebty

Publier le : 14 September 2022 13:05

Le ministre ivoirien des Transports, en charge des Affaires Maritimes et Portuaires, Amadou Koné s’est rendu, le mardi 13 septembre 2022, à Biétry dans la commune de Marcory pour constater l’effectivité du respect des mesures prises par le gouvernement notamment la suspension du remblayage anarchique. Il avait à son côté le Colonel Julien Yao Kouassi, le Directeur Général des Affaires Maritimes et Portuaires. Il a échangé avec M. Abroh Alain Aaron Darius chef du village d’Abia Abety entouré de ses notables. Soulignons que « Nulle personne ou entité publique ou privée ne peut procéder aux opérations de remblayage ou d’aménagement des rivages de la mer et des voies d’eau intérieures ; si elle n’y a été préalablement autorisée, à la suite d’une enquête publique, par arrêté de l’Autorité maritime administrative. L’autorisation prévue à l’alinéa 1 du présent article est dénommée autorisation d’exploitation du domaine public maritime ou fluvio-lagunaire », précise l’article 10 du décret n°2019-591 du 3 juillet 2019 relatif au remblayage, aux aménagements par endiguement, enrochement des rivages de la mer et des voies d’eau intérieures. Mieux, le gouvernement est allé plus loin en interdisant des opérations de remblayage réalisées à des fins économiques. Une brigade spéciale de lutte contre le remblayage anarchique du domaine public maritime et fluvio-lagunaire a même été créée en juillet 2021. Enfin la persistance du phénomène a conduit le gouvernement à arrêter des mesures conservatoires, au sortir du conseil des ministres du 23 février 2022. Il s’agit notamment, de la suspension immédiate de tous les travaux de remblayage en cours jusqu’à la clarification foncière desdits remblais et de leurs impacts environnementaux, ainsi que la consultation préalable de l’Administration des Affaires maritimes et Portuaires avant la délivrance de toute autorisation de dragage. Tout comme la saisie des équipements de dragage fait à des fins de remblayage de la lagune et l’aménagement et la sécurisation du domaine public fluvio-lagunaire pour empêcher sa recolonisation. Source : Sercom Ministère des Transports / Afrikipress